Trotro est incontestablement le héros de mon fils. C'est un petit âne gris très espiègle qui fait beaucoup de bêtises...Je suis moi-même
assez fan de ce petit personnage attachant.
L'auteure de ces histoires est Bénédicte Guettier, celles-ci sont simples, courtes mais très efficaces. Elles parlent du quotidien de nos
tout-petits, de leurs premiers pas vers l'autonomie.
Samedi matin, Théotime est revenu de sa promenade avec son papa, Le livre de coloriage de Trotro sous le bras...Il était ravi! La valse des crayons ne s'est pas fait attendre...
En allant inscrire mon fils à l'école, j'ai vu que les toilettes
collectives -sans séparation- existaient encore! Quel choc! C'est une honte.
A l'heure où l'on parle en haut-lieu de la réforme de l'école maternelle, il serait tant de remédier à ce problème. Parce qu'il s'agit
bien d'un vrai problème! Vous nous imaginez, nous adultes, nous mettre à nu au vu de tous ! C'est un manque total de respect vis-à-vis de nos enfants. Ils ont droit à leur intimité comme tout à
chacun.
De plus, le papier hygiénique n'est pas mis à la disposition des enfants -afin de ne pas boucher les toilettes- nous dit-on. On croit
rêver.
"L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe."
Gustave Flaubert
Ce fichu temps qui passe... des siècles, des années, des mois, des jours, des heures, des minutes, des secondes qui s'égrènent. Rien ne peut
troubler cette grande horloge qui rythme notre existence.
Pourquoi ai-je l' impression étrange que le temps d'avant passait moins vite? Est-ce l'enfance qui étend à ce point les saisons? Est-ce notre insouciance d'alors qui modifie ainsi le cours du
temps? Peut-être justement qu'avec le temps, on n'en perd l'usage? Les repères nous manquent, et nous voilà déboussolés...!
"Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : "Souviens-toi !"
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;
Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison
Trois mille six cents fois par heure la Seconde
Chuchote: Souviens-toi!- Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! Prodigue! Esto memor!
( Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi,
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
La gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide,
Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le Repentir même ( oh! la dernière auberge! ),
Où tout te dira : Meurs vieux lâche! il est trop tard!"
" Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences..." Ensemble, c'est tout d'Anna
Gavalda.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, j'en suis sortie toute joyeuse!
En quelques mots, c'est l'histoire de quatres personnes cabossées par la vie : Paulette, une vieille dame qui "tombait souvent, mais c'était son secret (...,)Il ne fallait pas en parler,
à personne"; Franck, son petit-fils, qui jongle entre son travail et sa grand-mère dont il prend soin, seul ; Camille, artiste paumée et femme de ménage, et Philibert, aristocrate bégayant,
fasciné par l'histoire de France et vendeur de cartes postales.
Le hasard fait se rencontrer ces quatres personnes bien singulières. Ils se croisent, se toisent longuement, se soutiennent, se lient les uns aux autres... pour ne plus se quitter.
L'écriture est simple et fluide. On se sent très vite proche de Paulette, Franck, Camille et Philibert, on les accompagne...on rit avec eux, on pleure avec eux...on n'est jamais
indifférent.
" T'inquiète pas, on va y arriver...On fera pas mieux que les autres mais on fera pas pire non plus...On va y arriver, je te dis...On va y arriver...On a rien à perdre nous, puisqu'on a
rien...Allez...Viens."
Le film de Claude Berri
Ayant adoré Ensemble, c'est tout, je me suis précipitée sur son dernier roman La consolante. Celui-ci a l'air plus
sombre et je dois dire que les premières pages ne m'embalent pas follement...mais j'attends de voir.
C'est l'histoire de Charles, architecte qui apprend une nouvelle qui va complètement bouleverser sa vie : le décès d'Anouk, la mère de
son ami qu'il aimait tant, enfant. Il va alors se replonger dans son enfance et son mal-être jusqu'alors enfoui va éclater...Ce long travail de deuil va lui permettre de
bâtir de nouvelles fondations...
" Il y a la première manche, la deuxième, la belle, la revanche et la consolante. C'est une partie pour rien...Sans enjeu, sans
compétition, sans perdants...Pour le plaisir, quoi..."
"Oh c'est marrant, il est blond!"..."Euh oui, qu'y a-t-il de si drôle?..."Ben, vous êtes bruns tous les deux, alors...c'est
marrant..!" Quels sous-entendus grotesques...et moi qui tombe dans le panneau , à chaque fois, en amenant une justification : " Mon
mari était blond, enfant."
Ce genre de réflexions, hautement intelligentes, sont malheureusement habituelles. De la pharmacienne au voisin, de l'ami à la parente, tous sortent de leur chapeau cette petite
phrase...
Oh rien de bien méchant, me direz-vous. Cependant, je préfèrerai, et de loin, d'autres propos pour qualifier mon fils!
Pourquoi ces gens-là cherchent-ils, à tous prix, des explications rationnelles? Pourquoi ressentent-ils toujours le besoin de mettre les choses dans des cases?..et que rien ne
dépasse surtout...auquel cas, leur vie en serait bouleversée!
Et bien moi, j'aime le désordre et les herbes folles...j'aime quand ça déborde, bien au-delà du cadre...
Je vais bien, ne t'en fais pasde Philippe Lioret, adaptation du roman
éponyme d'Olivier Adam
En rentrant de vacances, Lili, vingt ans, apprend que son frère a quitté la maison familiale à la suite d'une altercation avec son
père. Sans nouvelle de lui, elle se persuade qu'il lui est arrivé quelque chose...Par désespoir, elle se laissse alors
glisserdans la dépression, jusqu'au jour où une carte postale de son frère arrive...Elle va alors vivre sa vie tant bien que mal, au
rythme de ses lettres. Un film sur l'absence et sur la famille, avec ses vérités cachées, ses maladresses , qui oscille entre le thriller et le drame
psychologique.
J'ai vu ce film il y a quelques semaines et ne m'en suis toujours pas remise...J'y repense souvent. Il m'a bouleversée, bousculée même.
Des instants de vie dans un microcosme familial, un vide, un amour naissant, des dialogues justes, une sensibilité à fleur de peau, la grâce de Mélanie Laurent, l'impuissance et la tendresse d'un
père, le charme de Julien Boisselier, une jolie musique, une belle photo, une fin habile...et mes larmes.
Le Sphinx, créature à corps de lion ailé et tête de femme posait cette question à celui qui osait passer devant lui : "Quel est l'être
qui marche d'abord sur quatre pieds, puis sur deux et enfin sur trois?" Si le passant ne connaissait pas la réponse, il était tué sur-le-champ.
Créon, qui gouvernait Thèbes, avait promis de donner Jocaste (sa soeur) et son trône en récompense à celui qui résoudrait cette énigme,
et chasserait ainsi le Sphinx.
Oedipe se présenta alors devant ce dernier et la résolut : "C'est l'homme ; tout jeune, il marche à quatre pattes, puis il se
dresse sur ses deux jambes et au soir de sa vie, il s'appuie sur un bâton". Par désespoir, le Sphinx se jeta du haut d'un rocher et se tua.
Oedipe, quant à lui, devint roi de Thèbes et épousa Jocaste...mais chose qu'il ignorait, Jocaste était sa mère.
Freud, père de la psychanalyse, a repris ce mythe pour décrire les liens qui unissent-désunissent le jeune enfant et ses parents sur le plan affectif : le complexe d'Oedipe. En bref, il
met en évidence l'attachement amoureux du petit garçon (3-7 ans) envers sa mère et la rivalité qu'il éprouve face à son père. Ce "conflit" sera réglé par l'identification au parent du
même sexe.
Je connaissais le mythe, avais entendu parlé du complexe mais n'en avais pas encore vu les manifestations...C'est chose faite, depuis quelques semaines, mon fils est devenu possessif
envers moi, sans cesse en demande de câlins et s'avère hostile envers son père.
"Maman, maman, pourquoi je dis tout le temps maman ? "dit-il en se lovant contre moi, comme s'il sentait inconsciemment que quelque chose d'impalpable se passait dans son petit corps.
Est-ce la frustration qui le rend si nerveux parfois et le réveille la nuit?...probablement. Je suis consciente que ce passage obligé est important pour la construction de sa sexualité et
de sa personnalité même si ceci est bien déroutant pour la jeune maman que je suis...
J'aime tant lire vos mots, aller à leur rencontre, les survoler, les entendre, les comprendre, les détester, les taquiner...il y a aussi
ceux qui me troublent, ceux que j'aurais aimé écrire...
Derrière ces mots donc... l'autre... celui que nous lisons...être parfaitement inconnu de nous, une photo de lui quelquefois est
posée dans un coin de sa page mais, peu importe son visage, peu importe sa voix, peu importe son regard puisqu'il pose ses mots sous nos yeux et se dévoile ainsi à nous.
Nous ne pouvons nous empêcher de répondre à ses mots, s'en suit alors une correspondance, les mots se croisent et se
décroisent, dans une sorte de jeu...de mots. C'est si plaisant de jouer avec les mots des autres et les mélanger aux nôtres. Quelquefois, on assiste à une jolie rencontre, l'échange verbal est
alors un vrai régal.
Les mots ne viennent pas toujours aisément, c'est parfois une souffrance pour le poète, même s'il a toujours le dernier mot.
Il arrive...
Il arrive en courant que ma plume se
trompe Et jouant de malheur Ne sache s'inspirer d'insectes dont la trompe Ne se
trompe de fleur.
Je n'ose contrôler cette ombre de mes veines En fuite par ma main Et que puis-je changer si les
mots qui me viennent Se trompent de chemin.
Trompé toujours trompé sans voix qui me renseigne
Voilà mon triste sort. Ainsi
le veut ma nuit. C'est du sang que je saigne. C'est de l'encre qui sort.
Quoi? Le printemps est là. Le soleil s'est enfin décidé à pointer le bout de ses rayons...je n'ai pas de mot pour exprimer ma joie!!!...ou plutôt
si, j'en ai plusieurs...
Mer Rire Robe à fleurs Bateaux Légèreté Peau dorée
Parfums Orage Fruits rouges Bouquin
Danser Clair de lune Sunglasses
Nuit d'été Se désaltérer Chaleur Océan Oublier Rêver S'enlacer Chapeau Plage Voyages Bikini
Campagne Fenêtre ouverte Cheveux au vent Glaçons
Paysages Sorbets Plonger Etoile filante Soleil Ciel étoilé S'embrasser Montagne Ecume
Courir Flaner Sieste crapuleuseFruits de mer Photos de vacances Flots Crème solaire
Farniente Grains de sable
Vagues Rosée du matin Marcher
Chaise longue Jeux d'eau Déjeuner sur l'herbe
Vos petits mots