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Vendredi 29 février 2008

 Le haïku est un petit poème japonais, composé de 17 syllabes en tercet 5-7-5 (Versification pas toujours respectée par les haikistes). A la différence des poèmes de la tradition française, il n'y a pas de figures stylistiques telles que les métaphores, ni de rime. On y exprime une sensation, un instant fugace.
 Bashô (1644-1694) serait à l'origine de ce genre poétique, souvent basé sur la nature, le renouvellement des saisons, le temps qui passe, le quotidien.


Haiküs anciens :
"Dans le vieil étang
Une grenouille saute
Bruit dans l'eau".
(Bashô)

"Après avoir contemplé la lune
Mon ombre avec moi
Revint à la maison ".
(Sodô)

Haiküs contemporains :

"Pinceau plein de bleu                               Ueno-park-2003--12-.jpg
Un coup sur le volet
Un coup sur le ciel".

(Michel duflo)

"Goutte de café
Séchée sur la table froide
Fin de week end".

(Damien gabriels)









Copyright H.Guillaume  


Mes haiküs :

Un épouvantail
En manque d'oiseau sourit
Et prit son envol.

Oh! Soleil couchant
Envoie l'ultime rayon
Au clair de lune.

 

Le temps s'effeuille
Lentement cheveux aux vents
Et boules de neige.

Liens:
http://www.afhaiku.org/
http://pages.infinit.net/haiku/


par nadael publié dans : Divagations
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Jeudi 28 février 2008

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 Quelque part en France ou ailleurs, instants de vie en rouge et noir, de deux personnes que tout oppose : Garance, fillette aux joues rouges, insouciante, et Schwarz, auteur de séries noires, à la dérive.

 Elle joue sur un chemin de campagne, au milieu des prés regorgeant de coquelicots, il est assis dans un bar enfumé près des grands boulevards, dans la grisaille d’une ville tentaculaire.

 Jeune fille en fleur, elle s’élance à la poursuite de son ballon couleur rubis. Homme de lettres oublié, il porte à ses lèvres son café noir déjà froid. Le ballon roule, la fillette à ses trousses, on entend ses éclats de rire. La tasse est posée sur le zinc, l’homme la fixe, rien ne bouge, le temps semble s'être arrêté. Les yeux pétillants, Garance continue sa course folle bien décidée à rattraper son ballon rouge. Le regard vide, Schwarz attend que cela se termine, son stylo à la main, il n'écrira plus...

 Puis c’est la chute : la fillette est à terre, et le ballon roule, roule, roule, la paume de ses mains saigne, elle sanglotte. C’est ainsi que Garance découvrit la douleur.

 Puis c’est l’éblouissement : une femme l’observait lui et sa mélancolie depuis un certain temps, discrètement, à ses côtés. Touchée, le dos de sa main vint effleurer le visage de l’homme. C’est ainsi que Schwarz découvrit la douceur.

 Rouge ou noir, le bien ou le mal, peu importe la couleur, l’une et l’autre se confondent, chacune est interchangeable, tant qu’il y a du ressenti.



par nadael publié dans : Divagations
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Mercredi 27 février 2008


premiereMaison.jpeg                                                Dessin de mon fils ( 2 ans et demi)

   En ce moment, je construis des maisons...tous les jours, plusieurs fois par jour même...des grandes, des petites, avec ou sans terrasse, 3 ou 4 fenêtres, avec garage ou sans...des bleues, des rouges, des vertes, voire des multicolores! Je deviens experte en construction de maisons en Légo! Et mon fils est ravi: « Maman, on fait une maison ensemble! »me hurle -t-il aux oreilles.

Mais oui Maman va faire une maison en Légo à Théotime - à défaut de te donner une vraie maison-...Et oui c'est le sujet épineux actuellement; la recherche d'une Maison avec un grand M.

Ah des maisons, il n'en manque pas, il y en a pleins les magazines immobiliers et de toutes les tailles, avec des terrasses et des jardins, des fenêtres, des vérandas, des garages...des maisons récentes, anciennes, à rénover. Le must semble être la réhabilitation de grange! Mais alors quel est le problème? LE PRIX!

par nadael publié dans : Ensemble, c'est tout
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Mardi 26 février 2008

Très souvent Internet est assimilé à une fenêtre ouverte sur le monde, un monde empreint de contradictions, de splendeurs et de misères, de couleurs et de noirceurs. Il y a tant de choses (estimables ou condamnables) à découvrir dans cet univers réel-virtuel , il suffit juste d'un peu de curiosité, d'attention et de perspicacité pour démêler le vrai du faux, le bien du mal...

 
Après avoir exploré quelques contrées de cette grande toile, j'ai envie de participer davantage, de lorgner du côté de chez vous sur une des planètes de ce monde, encore inconnue pour moi : la Blogosphère. Contempler les paysages de cette dernière, y rencontrer ses habitants, observer les us et coûtumes de vos territoires, me pencher davantage, par la fenêtre, lire les histoires de chacun, me faire une idée de vous à travers vos écrits.

 
En retour, j'espère que vous aurez envie de venir regarder à travers ma lucarne. Je parlerais de ces choses de la vie, qui nous bousculent, nous émeuvent, mes petits bonheurs, mes grandes angoisses...

 

Ma fenêtre vous est ouverte. Je vous souhaite la bienvenue.

 
Voici un poème en prose extrait du Spleen de Paris de Charles Baudelaire que j'aime beaucoup. Il y évoque l'Imagination qu'il surnomme « la Reine des facultés ». 

 

Les fenêtres

«  Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.
   Par-delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j'ai refait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.
   Si c'eût été un pauvre vieux homme, j'aurais refait la sienne tout aussi aisément.

 
  Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.
   Peut-être me direz-vous: "Es-tu sûr que cette légende soit la vraie?" Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis? »


par nadael publié dans : Divagations
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