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  • : Les petits bonheurs, les grandes angoisses, et vice versa... Un petit bout de moi, un petit peu de tout...et vous.

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Jeudi 29 mai 2008


















 



  
   Que j'aime le regarder dessiner,
   Observer ses petits doigts maladroits.

   Que j'aime l'écouter me raconter l'histoire,
   Celle qu'il s'est inventée sur le papier blanc.



  
  
  
  
  
  

  












par nadael publié dans : Esquisses enfantines
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Mardi 27 mai 2008

 George Sand et Alfred de Musset ont vécu, on le sait, une folle passion faite d'amour, de déchirements, de séparations et de retrouvailles...Cette tumultueuse union permettra aux deux écrivains de produire de sublimes textes : Les confessions d'un enfant du siècle de Musset et Elle et lui de Sand.

 Ils entretenaient une correspondance très galante en apparence, mais entre les lignes, on peut lire des petites phrases bien...libertines.
 C'est archi-connu, mais je n'ai pas pu m'en empêcher...!

 Lettre de George Sand à Alfred de Musset :

Je suis toute émue de vous dire que j' ai
bien compris l' autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l' affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l' abandon où je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourez bien vite et venez me le
faire oublier. À vous je veux me sou-
mettre entièrement.

 Alfred de Musset à George Sand :

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n' ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.


 George Sand à Alfred de Musset :

Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.



par nadael publié dans : Fantaisie(s)
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Lundi 26 mai 2008

 Il y a peu, un documentariste en quête de renseignements sur Arthur Rimbaud (projet de film), met la main sur un article inédit : Le rêve de Bismarck, datant de novembre 1870. Le poète âgé alors de seize ans a déjà de nombreux écrits à son actif ( parmi eux le très célèbre Dormeur du Val). Nourrissant quelques espoirs dans le journalisme, il envoie régulièrement, sous le pseudonyme de Jean Baudry, quelques articles au journal Le progrès des Ardennes. Etrangement, Rimbaud a toujours ignoré cette publication.

 En pleine guerre franco-prussienne, le poète ridiculise  Bismarck en usant avec subtilité de la caricature et de la métaphore.

 En voici quelques lignes :

 " C'est le soir. Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite ; de son immense pipe s'échappe un filet bleu. Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine ; de l'ongle, il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg : il passe outre(...)
Tiens! un gros point noir semble arrêter l'index frétillant. C'est Paris.
Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, - enfin, de s'arrêter... Le doigt reste là, moitié plié, immobile. Paris! Paris! - Puis, le bonhomme a tant rêvé l'œil ouvert que, doucement, la somnolence s'empare de lui: son front se penche vers le papier; machinalement, le fourneau de sa pipe, échappée à ses lèvres, s'abat sur le vilain point noir... Hi! povero! en abandonnant sa pauvre tête, son nez, le nez de M. Otto de Bismarck, s'est plongé dans le fourneau ardent... Hi! povero! va povero! dans le fourneau incandescent de la pipe... hi! povero! Son index était sur Paris!... Fini, le rêve glorieux!"(...)


par nadael publié dans : Au fil des mots
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Vendredi 23 mai 2008



   Je repense au jardin de mon enfance...celui dont mon père prenait grand soin, et que ma mère chérissait.

 Papa à la bêche, maman à l'arrosoir, petite soeur au bac à sable et moi à la balançoire!

 La cueillette des fraises, des framboises, des cerises et des groseilles...la corvée des petits pois à écosser, des haricots à ramasser...Le petit bouquet garni à composer que nous envoyait chercher maman...

 L'odeur de l'herbe fraîchement coupée...les sauts dans la piscine -gonflable-, les bonhommes de neige que ma soeur et moi faisions chaque hiver, prendre nos petits-déjeuners sur la terrasse...

 Se coucher dans l'herbe l'été, à la nuit tombée, en quête d'une étoile filante qui exaucerait nos voeux. Lire un bon bouquin sous le cerisier au fond du jardin, et femer les yeux pour mieux entendre les oiseaux gazouiller.





 Je vais retrouver cet havre de paix ce week-end, nous serons tous ensemble pour célébrer les mamans...quatre générations réunies.
 
Je n'ai pas de jardin... qu'un modeste balcon, mais il y  aura toujours des fleurs...







 "Si vous avez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut". Cicéron

                                                                                               
par nadael publié dans : Ensemble, c'est tout
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Mercredi 21 mai 2008

free music



 Il fallait oser poser des mots sur un tel sujet, des mots si intimes...la chanson est belle, l'artiste talentueuse. Quelle jolie pensée pour nous, les femmes.

  Notre humeur serait changeante, selon certains, quand elles approchent...peut-être.
Elles tiennent tellement de place dans nos existences. Ces cycles "lunaires" rythment nos vies et nos envies.

 Toute jeune fille, je les attendais avec impatience, ces règles... qui étaient de tous les bavardages féminins. Il y avait celles qui les avaient et les autres. J'ai longtemps fait partie des autres...j'avais l'impression que c'était écrit sur mon front, que les garçons ne s'intéresseraient pas à moi, tant que je n'aurais pas franchi cette étape initiatique!

  J'ai été cueilli par leur arrivée,  un été, dans un pays étranger, dans une famille que je connaissais à peine, loin de chez moi...ça m'a bouleversé.  J'ai gardé cela pour moi, la barrière de la langue sans doute... et ça me semblait si intime, j'aurais eu l'impression de me mettre à nue si je parlais. Alors je me suis débrouillée, toute seule.

 Ce voyage m'a transformé, je n'étais qu'une enfant lorsque j'avais embrassé mes parents sur ce quai de gare, c'était une "femme" qu'ils retrouvaient. A
mon retour pourtant, je suis restée silencieuse, incapable d'en parler à ma mère tout de suite...un drôle de sentiment avait envahi tout mon être : un mélange de joie et de tristesse...l'enfance qui s'en va,  une jeune femme qui nait.

 Très vite, elles deviennent embarrassantes : c'est douloureux et ça tombe toujours quand il ne faut pas...! On s'en passerait bien, parfois!

 Puis, on se met à compter les jours, on espère et elles arrivent...on est triste. Mais on prend le train suivant, il y en a un chaque mois, après tout... et on se remet à espérer. Le temps passe et voilà qu'elles disparaissent, enfin. Le bonheur... On les retrouvera dans quelques mois.

 Je l'attend ce train...et chaque mois j'espère.


par nadael publié dans : Divagations
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Lundi 19 mai 2008




 Trotro est incontestablement le héros de mon fils. C'est un petit âne gris très espiègle qui fait beaucoup de bêtises...Je suis moi-même assez fan de ce petit personnage attachant.

  L'auteure de ces histoires est Bénédicte Guettier, celles-ci sont simples, courtes mais très efficaces. Elles parlent du quotidien de nos tout-petits, de leurs premiers pas vers l'autonomie.

 




 Samedi matin, Théotime est revenu de sa promenade avec son papa, Le livre de coloriage de Trotro sous le bras...Il était ravi! La valse des crayons ne s'est pas fait attendre...



par nadael publié dans : Ensemble, c'est tout
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Vendredi 16 mai 2008

 En allant inscrire mon fils à l'école,  j'ai vu que les toilettes collectives -sans séparation- existaient encore! Quel choc! C'est une honte.

 A l'heure où l'on parle en haut-lieu de la réforme de l'école maternelle, il serait tant de remédier à ce problème. Parce qu'il s'agit bien d'un vrai problème! Vous nous imaginez, nous adultes, nous mettre à nu au vu de tous ! C'est un manque total de respect vis-à-vis de nos enfants. Ils ont droit à leur intimité comme tout à chacun.

 De plus, le papier hygiénique n'est pas mis à la disposition des enfants -afin de ne pas boucher les toilettes- nous dit-on. On croit rêver.

 Effarant...


par nadael publié dans : Défouloir
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Mardi 13 mai 2008





"L'avenir nous tourmente,
le passé nous retient,
c'est pour ça que le présent nous échappe."

 Gustave Flaubert





 Ce fichu temps qui passe... des siècles, des années, des mois, des jours, des heures, des minutes, des secondes qui s'égrènent. Rien ne peut troubler cette grande horloge qui rythme notre existence.

 Pourquoi ai-je l' impression étrange que le temps d'avant passait moins vite? Est-ce l'enfance qui étend à ce point les saisons? Est-ce notre insouciance d'alors qui modifie ainsi le cours du temps? Peut-être justement qu'avec le temps, on n'en perd l'usage? Les repères nous manquent, et nous voilà déboussolés...!

Sublime mise en images de ce poème
ici

L'horloge

"Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : "Souviens-toi !"
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison

Trois mille six cents fois par heure la Seconde
Chuchote: Souviens-toi!- Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

Remember! Souviens-toi! Prodigue! Esto memor!
( Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi,
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
La gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide,

Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le Repentir même ( oh! la dernière auberge! ),
Où tout te dira : Meurs vieux lâche! il est trop tard!"


Charles Baudelaire
Les Fleurs du mal

 

 

par nadael publié dans : Divagations
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Vendredi 9 mai 2008

" Laisse-moi tranquille, j'me repose..."


par nadael publié dans : Clichés
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Mercredi 7 mai 2008


  " Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences..." Ensemble, c'est tout d'Anna Gavalda.

 J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, j'en suis sortie toute joyeuse!
 En quelques mots, c'est l'histoire de quatres personnes cabossées par la vie : Paulette, une vieille dame qui "tombait souvent, mais c'était son secret (...,)Il ne fallait pas en parler, à personne"; Franck, son petit-fils, qui jongle entre son travail et sa grand-mère dont il prend soin, seul ; Camille, artiste paumée et femme de ménage, et Philibert, aristocrate bégayant, fasciné par l'histoire de France et vendeur de cartes postales.

 Le hasard fait se rencontrer ces quatres personnes bien singulières. Ils se croisent, se toisent longuement, se soutiennent, se lient les uns aux autres... pour ne plus se quitter.
 L'écriture est simple et fluide. On se sent très vite proche de Paulette, Franck, Camille et Philibert, on les accompagne...on rit avec eux, on pleure avec eux...on n'est jamais indifférent.


 " T'inquiète pas, on va y arriver...On fera pas mieux que les autres mais on fera pas pire non plus...On va y arriver, je te dis...On va y arriver...On a rien à perdre nous, puisqu'on a rien...Allez...Viens."




  Le film de Claude Berri





 Ayant adoré Ensemble, c'est tout, je me suis précipitée sur son dernier roman La consolante. Celui-ci a l'air plus sombre et je dois dire que les premières pages ne m'embalent pas follement...mais j'attends de voir.

 C'est l'histoire de Charles, architecte qui apprend une nouvelle qui va complètement bouleverser sa vie : le décès d'Anouk, la mère de son ami qu'il aimait tant, enfant.
 Il va alors se replonger dans son enfance et son mal-être jusqu'alors enfoui va éclater...Ce long travail de deuil va lui permettre de bâtir de nouvelles  fondations...

 " Il y a la première manche, la deuxième, la belle, la revanche et la consolante. C'est une partie pour rien...Sans enjeu, sans compétition, sans perdants...Pour le plaisir, quoi..."


par nadael publié dans : Au fil des mots
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