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  • : Les petits bonheurs, les grandes angoisses, et vice versa... Un petit bout de moi, un petit peu de tout...et vous.

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Mercredi 21 mai 2008

free music



 Il fallait oser poser des mots sur un tel sujet, des mots si intimes...la chanson est belle, l'artiste talentueuse. Quelle jolie pensée pour nous, les femmes.

  Notre humeur serait changeante, selon certains, quand elles approchent...peut-être.
Elles tiennent tellement de place dans nos existences. Ces cycles "lunaires" rythment nos vies et nos envies.

 Toute jeune fille, je les attendais avec impatience, ces règles... qui étaient de tous les bavardages féminins. Il y avait celles qui les avaient et les autres. J'ai longtemps fait partie des autres...j'avais l'impression que c'était écrit sur mon front, que les garçons ne s'intéresseraient pas à moi, tant que je n'aurais pas franchi cette étape initiatique!

  J'ai été cueilli par leur arrivée,  un été, dans un pays étranger, dans une famille que je connaissais à peine, loin de chez moi...ça m'a bouleversé.  J'ai gardé cela pour moi, la barrière de la langue sans doute... et ça me semblait si intime, j'aurais eu l'impression de me mettre à nue si je parlais. Alors je me suis débrouillée, toute seule.

 Ce voyage m'a transformé, je n'étais qu'une enfant lorsque j'avais embrassé mes parents sur ce quai de gare, c'était une "femme" qu'ils retrouvaient. A
mon retour pourtant, je suis restée silencieuse, incapable d'en parler à ma mère tout de suite...un drôle de sentiment avait envahi tout mon être : un mélange de joie et de tristesse...l'enfance qui s'en va,  une jeune femme qui nait.

 Très vite, elles deviennent embarrassantes : c'est douloureux et ça tombe toujours quand il ne faut pas...! On s'en passerait bien, parfois!

 Puis, on se met à compter les jours, on espère et elles arrivent...on est triste. Mais on prend le train suivant, il y en a un chaque mois, après tout... et on se remet à espérer. Le temps passe et voilà qu'elles disparaissent, enfin. Le bonheur... On les retrouvera dans quelques mois.

 Je l'attend ce train...et chaque mois j'espère.


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Mardi 13 mai 2008





"L'avenir nous tourmente,
le passé nous retient,
c'est pour ça que le présent nous échappe."

 Gustave Flaubert





 Ce fichu temps qui passe... des siècles, des années, des mois, des jours, des heures, des minutes, des secondes qui s'égrènent. Rien ne peut troubler cette grande horloge qui rythme notre existence.

 Pourquoi ai-je l' impression étrange que le temps d'avant passait moins vite? Est-ce l'enfance qui étend à ce point les saisons? Est-ce notre insouciance d'alors qui modifie ainsi le cours du temps? Peut-être justement qu'avec le temps, on n'en perd l'usage? Les repères nous manquent, et nous voilà déboussolés...!

Sublime mise en images de ce poème
ici

L'horloge

"Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : "Souviens-toi !"
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison

Trois mille six cents fois par heure la Seconde
Chuchote: Souviens-toi!- Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

Remember! Souviens-toi! Prodigue! Esto memor!
( Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi,
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
La gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide,

Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le Repentir même ( oh! la dernière auberge! ),
Où tout te dira : Meurs vieux lâche! il est trop tard!"


Charles Baudelaire
Les Fleurs du mal

 

 

par nadael publié dans : Divagations
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Lundi 28 avril 2008

 J'aime tant lire vos mots, aller à leur rencontre, les survoler, les entendre, les comprendre, les détester, les taquiner...il y a aussi ceux qui me troublent, ceux que j'aurais aimé écrire...

Derrière ces mots donc... l'autre... celui que nous lisons...être parfaitement inconnu de nous, une photo de lui quelquefois est posée dans un coin de sa page mais, peu importe son visage, peu importe sa voix, peu importe son regard puisqu'il pose ses mots sous nos yeux et se dévoile ainsi à nous.

 Nous ne pouvons nous empêcher de répondre à ses mots, s'en suit alors une correspondance, les mots se croisent et se décroisent, dans une sorte de jeu...de mots. C'est si plaisant de jouer avec les mots des autres et les mélanger aux nôtres. Quelquefois, on assiste à une jolie rencontre, l'échange verbal est alors un vrai régal.

 Les mots ne viennent pas toujours aisément, c'est parfois une souffrance pour le poète, même s'il a toujours le dernier mot.



Il arrive...

Il arrive en courant que ma plume se trompe
Et jouant de malheur
Ne sache s'inspirer d'insectes dont la trompe
Ne se trompe de fleur.

Je n'ose contrôler cette ombre de mes veines
En fuite par ma main
Et que puis-je changer si les mots qui me viennent
Se trompent de chemin.

Trompé toujours trompé sans voix qui me renseigne

Voilà mon triste sort.
Ainsi le veut ma nuit. C'est du sang que je saigne.
C'est de l'encre qui sort.

Jean Cocteau Clair-obscur

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Vendredi 25 avril 2008

Quoi? Le printemps est là. Le soleil s'est enfin décidé à pointer le bout de ses rayons...je n'ai pas de mot pour exprimer ma joie!!!...ou plutôt si, j'en ai plusieurs...


Mer   Rire   Robe à fleurs
Bateaux   Légèreté   Peau dorée  
Parfums   Orage   Fruits rouges   Bouquin
Danser   Clair de lune   Sunglasses 
Nuit d'été   Se désaltérer   Chaleur   Océan   Oublier
Rêver   S'enlacer   Chapeau   Plage   Voyages   Bikini
Campagne   Fenêtre ouverte   Cheveux au vent   Glaçons
Paysages   Sorbets   Plonger   Etoile filante   Soleil
Ciel étoilé   S'embrasser   Montagne   Ecume
Courir   Flaner   Sieste crapuleuse Fruits de mer
Photos de vacances   Flots   Crème solaire
Farniente   Grains de sable
Vagues   Rosée du matin   Marcher
Chaise longue   Jeux d'eau
Déjeuner sur l'herbe




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Mercredi 5 mars 2008

Voici mes réponses:

 

Le principal trait de mon caractère

Réfléchie


La qualité que je désire chez un homme

La franchise


La qualité que je désire chez une femme

Idem


Ce que j'apprécie le plus chez mes amis

La bienveillance


Mon principal défaut

Manque de confiance en moi


Mon occupation préférée

Lire-écrire


Mon rêve de bonheur

En ce moment, une maison


Quel serait mon plus grand malheur

Perdre ceux que j'aime


Ce que je voudrais être

Personne d'autre que moi-même


Le pays où je désirerais vivre

Plutôt un pays chaud


La couleur que je préfère

Le rouge


La fleur que j'aime

La rose


L'oiseau que je préfère

Le rouge gorge


Mes auteurs favoris en prose

Zola, Balzac, Flaubert, Christie, Irving,Giono, Pagnol


Mes poètes préférés

Baudelaire, Apollinaire,Verlaine


Mes héros dans la fiction

Les héros antiques, Cyrano de Bergerac, Le vicomte de Valmont, Edmond dantes, Lagardère, Jean Valjean...


Mes héroïnes favorites dans la fiction

Emma Bovary, La Marquise de Merteuil, Chimène, Phèdre...


Mes compositeurs préférés

En ce moment j'aime beaucoup Stanislas


Mes peintres favoris

Monet, Cézanne, Toulouse-lautrec, Matisse...


Mes héros dans la vie réelle

Ils ne sont que dans les livres...


Ce que je déteste par-dessus tout

L'hypocrisie


Le don de la nature que je voudrais avoir

Savoir dessiner


Comment j'aimerais mourir

Ni trop tôt ni trop tard...et sans douleur...mais j'en demande beaucoup!


Etat présent de mon esprit

Plutôt heureuse


Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence

Les fautes de goûts, les fautes de frappes, les bêtises de mon fils


Ma devise

Carpe diem

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Vendredi 29 février 2008

 Le haïku est un petit poème japonais, composé de 17 syllabes en tercet 5-7-5 (Versification pas toujours respectée par les haikistes). A la différence des poèmes de la tradition française, il n'y a pas de figures stylistiques telles que les métaphores, ni de rime. On y exprime une sensation, un instant fugace.
 Bashô (1644-1694) serait à l'origine de ce genre poétique, souvent basé sur la nature, le renouvellement des saisons, le temps qui passe, le quotidien.


Haiküs anciens :
"Dans le vieil étang
Une grenouille saute
Bruit dans l'eau".
(Bashô)

"Après avoir contemplé la lune
Mon ombre avec moi
Revint à la maison ".
(Sodô)

Haiküs contemporains :

"Pinceau plein de bleu                               Ueno-park-2003--12-.jpg
Un coup sur le volet
Un coup sur le ciel".

(Michel duflo)

"Goutte de café
Séchée sur la table froide
Fin de week end".

(Damien gabriels)









Copyright H.Guillaume  


Mes haiküs :

Un épouvantail
En manque d'oiseau sourit
Et prit son envol.

Oh! Soleil couchant
Envoie l'ultime rayon
Au clair de lune.

 

Le temps s'effeuille
Lentement cheveux aux vents
Et boules de neige.

Liens:
http://www.afhaiku.org/
http://pages.infinit.net/haiku/


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Jeudi 28 février 2008

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 Quelque part en France ou ailleurs, instants de vie en rouge et noir, de deux personnes que tout oppose : Garance, fillette aux joues rouges, insouciante, et Schwarz, auteur de séries noires, à la dérive.

 Elle joue sur un chemin de campagne, au milieu des prés regorgeant de coquelicots, il est assis dans un bar enfumé près des grands boulevards, dans la grisaille d’une ville tentaculaire.

 Jeune fille en fleur, elle s’élance à la poursuite de son ballon couleur rubis. Homme de lettres oublié, il porte à ses lèvres son café noir déjà froid. Le ballon roule, la fillette à ses trousses, on entend ses éclats de rire. La tasse est posée sur le zinc, l’homme la fixe, rien ne bouge, le temps semble s'être arrêté. Les yeux pétillants, Garance continue sa course folle bien décidée à rattraper son ballon rouge. Le regard vide, Schwarz attend que cela se termine, son stylo à la main, il n'écrira plus...

 Puis c’est la chute : la fillette est à terre, et le ballon roule, roule, roule, la paume de ses mains saigne, elle sanglotte. C’est ainsi que Garance découvrit la douleur.

 Puis c’est l’éblouissement : une femme l’observait lui et sa mélancolie depuis un certain temps, discrètement, à ses côtés. Touchée, le dos de sa main vint effleurer le visage de l’homme. C’est ainsi que Schwarz découvrit la douceur.

 Rouge ou noir, le bien ou le mal, peu importe la couleur, l’une et l’autre se confondent, chacune est interchangeable, tant qu’il y a du ressenti.



par nadael publié dans : Divagations
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Mardi 26 février 2008

Très souvent Internet est assimilé à une fenêtre ouverte sur le monde, un monde empreint de contradictions, de splendeurs et de misères, de couleurs et de noirceurs. Il y a tant de choses (estimables ou condamnables) à découvrir dans cet univers réel-virtuel , il suffit juste d'un peu de curiosité, d'attention et de perspicacité pour démêler le vrai du faux, le bien du mal...

 
Après avoir exploré quelques contrées de cette grande toile, j'ai envie de participer davantage, de lorgner du côté de chez vous sur une des planètes de ce monde, encore inconnue pour moi : la Blogosphère. Contempler les paysages de cette dernière, y rencontrer ses habitants, observer les us et coûtumes de vos territoires, me pencher davantage, par la fenêtre, lire les histoires de chacun, me faire une idée de vous à travers vos écrits.

 
En retour, j'espère que vous aurez envie de venir regarder à travers ma lucarne. Je parlerais de ces choses de la vie, qui nous bousculent, nous émeuvent, mes petits bonheurs, mes grandes angoisses...

 

Ma fenêtre vous est ouverte. Je vous souhaite la bienvenue.

 
Voici un poème en prose extrait du Spleen de Paris de Charles Baudelaire que j'aime beaucoup. Il y évoque l'Imagination qu'il surnomme « la Reine des facultés ». 

 

Les fenêtres

«  Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.
   Par-delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j'ai refait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.
   Si c'eût été un pauvre vieux homme, j'aurais refait la sienne tout aussi aisément.

 
  Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.
   Peut-être me direz-vous: "Es-tu sûr que cette légende soit la vraie?" Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis? »


par nadael publié dans : Divagations
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