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Jeudi 5 juin 2008

Sans commentaire...

par nadael publié dans : Eco/Bio
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Mardi 22 avril 2008

En ce Jour de la Terre, voici mes petits gestes... ma mince contribution pour préserver notre environnement...

J'utilise des ampoules basse consommation

Elles consomment 5 fois moins d'électricité et ont une durée de vie dix fois supérieure à celle des ampoules traditionnelles.
J'éteins la lumière quand je ne suis plus dans la pièce.

Je rapporte les piles usagées aux revendeurs

Et je dispose de piles rechargeables pour l'appareil photo.

J'évite de laisser les appareils électriques en veille

On a installé des multiprises à interrupteurs afin de couper simultanément plusieurs appareils électriques.

Je trie mes déchets

Pour en faciliter le recyclage... et j'essaye de diminuer les emballages inutiles lors de mes achats.

Je n'utilise plus de sacs plastiques pour ranger mes courses

J'utilise les sacs réutilisables fournis par la plupart des magasins.
Un sac plastique met jusqu'à 400 ans pour se dégrader naturellement!

J'achète, le plus possible, des fruits et légumes de saison

Le transport des produits importés est terriblement polluant.

En mai : fraise, framboise et rhubarbe – artichaut, asperge, blette, carotte, chou-fleur, concombre, courgette, cresson, épinard, fève, navet, petits-pois, pomme de terre, scarole, radis, tomate.

En juin : abricot, amande, cerise, figue, fraise, framboise, melon, pêche – artichaut, asperge, blette, carotte, cerfeuil, ciboulette, chou-fleur, concombre, coriande, courgette, épinard, estragon, fenouil, fève, haricot vert, persil, laurier, petits-pois, poivron, pomme de terre, radis, salade, thym, tomate.

Je récure la maison à l'aide de produits ménagers bio et/ou naturels

Le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude font des miracles...

J'utilise des cosmétiques BIO et/ou naturels

Pour protéger ma santé -allergies, irritations, maladies...-, j'évite d'acheter des cosmétiques ayant les composants suivants : BHT, BHA ( qui empêchent les huiles de rançir); EDTA, Phénoxyéthanol et les Parabens ( tous des conservateurs) PEG et PPG ( utilisés comme émulsifiants ou solvants).

Un petit aperçu de ce qu'on peut trouver dans ma salle de bain : du savon d'alep, de la pierre d'alun, de l'eau florale de lavande...les shampoings sont bio, le gel douche a été remplacé par du savon bio également, ainsi que le dentifrice...de l'huile d'argan...

Des petites recettes à faire soi-même:

Baume à lèvres : faire fondre 1 c. à soupe de miel/ mélanger avec 1 c. à soupe d'huile d'olive/ conserver une semaine au réfrigérateur.

Gommage corporel : mélanger 2 c. à soupe de miel, de sucre et d'huile d'olive

Gommage visage : mélanger 4 c. à soup de sel fin et 2 c. à soupe d'huile d'olive

Eau florale de lavande : Mettre 20g de lavande dans ¼ de litre d'eau dans une casserole/ retirer du feu quand l'eau bout/ laisser infuser 20 mn/ mettre dans une bouteille colorée et conserver 6 jours au réfrigérateur.

Masque vitaminé : Faire tremper des abricots secs dans un bol d'eau bouillante/ mixer pour obtenir une purée et étaler sur le visage/ laisser agir 15 mn/ rincer avec de l'eau florale.

Cheveux pointes sèches : faire tiédir un peu d'huile d'olive ou d'amande douce/ appliquer sur les pointes pendant 20 mn / faire son shampoing habituel.

Je cuisine le plus possible

Pour diminuer les emballages, le gaspillage. Pour manger moins salé, moins sucré et moins épicé... On essaye de manger bio de temps en temps ( moins de pesticides, moins de nitrates, d'OGM...)


 

à voir :


http://www.wwf.fr/

On peut y calculer notre empreinte écologique- elle calcule la surface nécessaire à la production des ressources que nous consommons, à celle de l'énergie, à l'absorption des déchets...

http://www.defipourlaterre.org/
 
On y trouve des gestes simples pour protéger la planète – on peut s'engager individuellement, (823276 personnes sont inscrites au moment où j'écris ce billet).
On peut aussi télécharger le Petit livre vert pour la Terre.


D'autres sites que j'aime bien visiter :


http://www.consoblog.com/

http://www.intelligenceverte.org/

http://www.eco-citoyen.org/ecocitoyen/

http://raffa.grandmenage.info/



par nadael publié dans : Eco/Bio
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Vendredi 18 avril 2008

 

Fraises



 Et moi qui adore les fraises...! Me voilà bien embêtée. Mon amie C. vient de m'envoyer un article plutôt déconcertant à ce sujet.
 Hier encore, je me vois hésiter entre une barquette de 250g de Gariguette à 3 euros et une de 500g en provenance d'Espagne pour le même prix!
 Assurément, le parfum exquis de la Gariguette n'est en nul point comparable, en revanche le prix de l'espagnole, si...hélas!
 Et c'est avec une pointe de culpabilité que je les ai mangées ce midi, mais juste une pointe...qui a dit que la gourmandise était un vilain défaut?
 Trêve de plaisanteries, ce qui suit est assez inquiétant.

   

 " D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000
tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs
rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d' être mûrs, et
ressemblant à des tomates. Avec d' ailleurs à peu près le goût des
tomates...

 Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout,
seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d' avoir acheté un
produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les
marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en
camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à
faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz
d' échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de
l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du
Guadalquivir, l' une des plus fabuleuses réserves d' oiseaux migrateurs et
nicheurs d'Europe.

  Il aura fallu qu' une équipe d' enquêteurs du WWF-France s' intéresse à la
marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée
l' aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française
(dont une partie, d' ailleurs, ne pousse pas dans de
meilleures conditions écologiques). Ce qu' ont découvert les envoyés
spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la
mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille
hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité
(tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures
seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur
lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations
des écologistes.

  Les fraisiers destinés à cette production, bien qu' il s' agisse d' une
plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour
donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en
plein été dans des frigos qui simulent l' hiver, pour avancer leur
production. À l' automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et
la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le
premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les
gaz attaquant la couche d' ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le
second, composé de chlore et d' ammoniaque, est aussi un poison dangereux:
il bloque les alvéoles pulmonaires.

  Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses
emploient une main-d' oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers
sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le
soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les
fraisiers au coeur de l' hiver. .. Un écologiste de la région raconte
l' explosion de maladies pulmonaires et d' affections de la peau.
Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui
transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont
alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon
illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région
d'Andalousie, entraîne l' exode des oiseaux migrateurs et la disparition des
derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu' une
trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie
de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour
faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin.
Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit
enfouies n' importe où, soit brûlées sur place ...

Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de  s' exiler
ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à
leurs frais au cas ou les produits nocifs qu' ils ont respiré ... La
production et l' exportation de la fraise espagnole, l' essentiel étant vendu
dès avant la fin de l' hiver et jusqu' en avril, représente ce qu' il y a de
moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l' esprit
du public comme notion de saison.

Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera
transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à
s'installer. Avant de venir de Chine, d' où sont déjà importées des pommes
encore plus traitées que les pommes françaises... "

Claude-Marie Vadrot (Politis)

 

par nadael publié dans : Eco/Bio
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